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Voyage autour du Bogolan

Voyage autour du Bogolan

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A Andrea, "Andy " est le diminutif de Andrea, notre Chère collaboratrice et amie , partie sur la pointe des pieds .

A Elle nous dédions cette collection qui porte ses caractères et ses couleurs fétiches le Noir&Blanc. Il reste de toi...


Collection "Andy"

Pourquoi le choix du Bogolan ?

Pour notre nouvelle collection "Andy", nous voulions innover en changeant de registre et y rajouter une touche SOA .

Nous nous sommes alors tournées vers le Bogolan pour deux raisons. Etant habituées à travailler sur du wax nous nous sommes données pour défit d’arpenter un nouveau chemin, afin de diversifier notre savoir-faire en transformant une matière complexe et traditionnelle en matière moderne et tendance.

Nous voulions aussi du contenu pour partager une histoire , faire voyager notre clientèle à travers nos tenues tout en leur offrant de la qualité, de l’élégance ,de la tendance et des couleurs . Notre choix était donc très vite fait : le Bogolan !


A la découverte de ce fabuleux trésor : histoire et culture

Largement diffusé dans le monde, grâce aux créations du styliste Seydou Doumbia, dit Chris Seydou, dans les années 1980. Le mot bogolan, de la langue bambara (la langue la plus utilisée au Mali), vient des mots" bɔgɔ" la terre, et "Lan", suffixe bambara sans équivalent en français signifiant « issu de ». Il désigne à la fois le tissu et un style particulier de teinture.

L’origine même du bogolan est inconnue, selon une légende, cette découverte fut fortuite. Une femme revêtue d’un pagne teint au n’galama l’aurait malencontreusement tâché avec de la boue provenant du fleuve. Lorsqu’elle tenta de le nettoyer, elle s’aperçut que la boue avait teint le tissu du vêtement, les tâches étaient devenues indélébiles.

Largement diffusé dans le monde, grâce aux créations du styliste Seydou Doumbia, dit Chris Seydou, dans les années 1980. Le mot bogolan, de la langue bambara (la langue la plus utilisée au Mali), vient des mots" bɔgɔ" la terre, et "Lan", suffixe bambara sans équivalent en français signifiant « issu de ». Il désigne à la fois le tissu et un style particulier de teinture.

L’origine même du bogolan est inconnue, selon une légende, cette découverte fut fortuite. Une femme revêtue d’un pagne teint au n’galama l’aurait malencontreusement tâché avec de la boue provenant du fleuve. Lorsqu’elle tenta de le nettoyer, elle s’aperçut que la boue avait teint le tissu du vêtement, les tâches étaient devenues indélébiles.

Le principe du Bogolan est une succession, à partir du coton blanc, de trempages, de rinçages et de séchages au soleil, ce qui prend plusieurs jours et lui donne toute sa valeur. Après le ramassage du coton, celui-ci doit être filé à l'aide d'un fuseau. Puis vient le tissage réalisé sur un métier essentiellement par les hommes. Ils fabriquent des bandes de près de 30 mètres de longueur sur une largeur d’à peine 10 à 12 centimètres ; ces bandes de coton seront ensuite cousues entre elles afin d'obtenir un « pagne » (tissu en grande largeur) prêt à être employé pour la fabrication de vêtements ou autres.

Le bogolan est signifiant par nature. Les dessins choisis sont en effet lisibles comme la marque d'identité d'une population, d'un village, mais aussi d'un artiste en particulier, si bien qu'une femme pourra à coup sûr reconnaître ses propres productions de bogolan. Comme tout objet d'art africain, le bogolan est un objet puissant : étant en effet teint à base de terre, il est considéré comme imprégné d'énergie vitale. Outre son utilisation en tant que textile dans la fabrication des tuniques masculines et des pagnes noués des femmes, on lui attribuait des vertus thérapeutiques et l'on enveloppait ainsi les jeunes circoncis comme les fillettes excisées.

A l'origine, le bogolan avait une signification particulière en fonction des motifs représentés et des couleurs utilisées avec des codifications précises : ainsi tel motif est utilisé pour le pagne de l'épouse, tel autre pour la jeune fille, pour le néo-circoncis, pour le chasseur, pour le mariage … etc. Il était réservé à une classe donnée de la société. Il s’agissait des chasseurs et dans une moindre mesure les guerriers et les guérisseurs. Avec une calligraphie complexe composée de symboles cryptiques, le Bogolan ne laisse personne indifférent. Il est devenu très convoité aussi bien au Burkina Faso, en Afrique que dans les autres continents.

De nos jours, l’utilisation des produits Bogolan s’est diversifiée allant de l’habillement à l’ameublement, â la décoration et à des accessoires divers. Le tissu Bogolan porte en lui la joie, la convivialité et l’amour qui entourent sa réalisation. Plusieurs ethnies ont pratiqué et pratiquent encore à ce jour le bogolan, ce sont les Dogons, les Bobos, les Sénoufos et Miniankas, les Malinkés et les Bambaras. Héritiers de cette tradition, ils développent chacun un style singulier évoluant à travers les âges.